Carnet de voyage à Bali : retrouvailles au bout du monde en aquarelles

Il est des voyages qui nous marquent autant par les paysages découverts que par les émotions qu'ils nous font vivre. Mon séjour à Bali est de ceux-là.

Au printemps, je suis partie retrouver mon fils installé en Indonésie pour plusieurs mois. Ces retrouvailles ont été l'occasion de découvrir l'île des Dieux, ses rizières éclatantes, ses volcans, ses temples, ses villages et la gentillesse de ses habitants. Chaque étape m'a donné envie de sortir mon carnet, mes crayons et ma boîte d'aquarelle pour saisir l'instant.

Depuis plusieurs années, le carnet de voyage est ma façon préférée de raconter un pays. Dessiner sur le motif m'oblige à ralentir, à observer la lumière, les couleurs, les détails d'une scène ou d'un paysage. Là où une photographie capture un instant, le dessin me permet de vivre pleinement le moment.

Au fil des jours, les pages se sont remplies de croquis, d'aquarelles, de notes et de souvenirs. Ce carnet est devenu le témoignage de ma rencontre avec Bali, mais aussi d'un voyage placé sous le signe des retrouvailles et du partage.

Je vous invite à feuilleter avec moi ce carnet et à découvrir, page après page, les paysages, les couleurs et les émotions qui ont accompagné cette aventure.

Pourquoi réaliser un carnet de voyage ?

Chaque voyage est une invitation à la découverte. Pour beaucoup, il se raconte à travers des photographies. Pour moi, il prend vie dans un carnet.

Depuis plusieurs années, j'emporte toujours avec moi un carnet, quelques crayons, une petite boîte d'aquarelle et un pinceau. Dessiner sur le motif est devenu une manière de voyager autrement. Je prends le temps de m'installer, d'observer un paysage. Peu à peu, les formes apparaissent sur le papier, les couleurs se révèlent, et le souvenir s'ancre bien plus profondément dans ma mémoire.

À Bali, chaque journée offrait de nouvelles sources d'inspiration : les rizières en terrasses, les volcans qui dominent l'île, les temples fleuris, les offrandes déposées chaque matin devant les maisons, les pêcheurs, les marchés ou encore les fonds marins peuplés de poissons multicolores.

Mon carnet ne cherche pas à reproduire fidèlement chaque lieu. Il raconte avant tout une rencontre et une émotion. Les aquarelles naissent des croquis réalisés sur le vif, des notes prises au fil des visites, des anecdotes et impressions personnelles. Chaque double page devient ainsi le reflet d'un instant vécu.

Ce carnet est aussi une invitation à ralentir. Dessiner demande du temps, de la patience et de l'attention. C'est une façon de s'imprégner pleinement d'un lieu, de ses couleurs, de sa lumière et de son atmosphère.

J'espère qu'en parcourant ces pages, vous ressentirez à votre tour un peu de la magie de Bali et l'envie de regarder le monde avec curiosité, un carnet et quelques couleurs à la main.

Le voyage commence avant le départ

Un carnet de voyage ne débute pas toujours au moment où l'on pose le pied dans un nouveau pays.

Installé à Bali depuis plusieurs mois, notre fils nous envoyait régulièrement des photographies de son quotidien. À chaque image, l'envie de découvrir cette île grandissait un peu plus.

J'ai eu envie de conserver ces premiers aperçus dans mon carnet. Ils racontent l'attente, l'impatience des retrouvailles et les rêves que l'on se construit avant un grand voyage. Ces pages sont comme un prélude : elles ouvrent la porte vers une aventure que nous allions bientôt vivre ensemble.

Lorsque l'avion s'est enfin posé à Denpasar, le carnet était déjà commencé. Il ne restait plus qu'à le remplir de dessins, d'aquarelles, de rencontres et de souvenirs glanés au fil des jours.

les images d’avant le voyage

L'arrivée à Denpasar : les premières impressions

Après de longues heures de vol, les portes de l'aéroport de Denpasar s'ouvrent enfin. Une chaleur humide nous enveloppe immédiatement. Nous sommes arrivés à Bali.

Tout est nouveau : la végétation luxuriante, les parfums de fleurs et d’encens, la circulation incessante des scooters, les offrandes que l'on aperçoit devant les maisons, les commerces ou au pied des arbres. L'île semble vibrer d'une énergie paisible où la vie quotidienne et les traditions se côtoient à chaque instant.

Le trajet en taxi jusqu'à Seminyak est une véritable immersion. Les rues défilent sous nos yeux. Entre les temples, les statues, les échoppes, les cocotiers et les bougainvilliers en fleurs, je découvre un univers bien différent de tout ce que je connaissais.

Avant même de sortir mes pinceaux, j'ai envie de fixer ces premières sensations. Quelques croquis prennent place dans mon carnet , les palmiers et cocotiers, les plantes tropicales, les statues colorées... Plus que des dessins précis, ce sont des impressions, des fragments d'un premier regard posé sur Bali.

En quelques pages, mon carnet commence déjà à raconter cette rencontre avec l'île.

Les retrouvailles à Seminyak

La première page véritablement vécue de mon carnet est sans doute la plus émouvante. Après plusieurs mois de séparation, nous retrouvons enfin notre fils. Les kilomètres et le temps s'effacent en quelques instants.

Pour garder le souvenir de ce moment, je nous ai dessinés tous les trois sur la plage à Seminyak. Assis dos à la mer devant une noix de coco nous profitons simplement d'être réunis. Le ciel est encore couvert, les couleurs sont douces. Cette scène n'a rien d'extraordinaire, et c'est justement ce qui la rend si précieuse : le bonheur d'être ensemble, sans autre programme que celui de partager l'instant.

En fin d'après-midi, notre fils nous emmène découvrir l'un des lieux les plus emblématiques de Bali : le temple de Tanah Lot. Peu à peu, les nuages se teintent d'or, d'orange et de rose. Perché sur son rocher, le temple se détache en ombre chinoise tandis que les vagues viennent se briser à ses pieds. Le spectacle est magnifique.

Cette première double page réunit ainsi deux souvenirs: la joie des retrouvailles familiales et la découverte d'un paysage qui symbolise à lui seul la beauté de Bali. Deux moments très différents, mais intimement liés, qui ouvrent ce carnet sous le signe du partage, de l'émerveillement et de la lumière.

Ubud : au rythme de la nature et des traditions

Après l'animation de Seminyak, Ubud nous offre une autre facette de Bali. Au cœur de l'île, la ville est entourée d'une végétation luxuriante où les cocotiers, les bananiers et les bambous semblent se mêler dans une jungle foisonnante.

Depuis la terrasse de notre guesthouse j'ai envie de saisir cette nature exubérante. Les feuillages s'entremêlent. Quelques coups de crayon, une touche d'aquarelle, et cette première impression trouve sa place dans mon carnet.

En nous promenant dans les rues d'Ubud, nous avons la chance d'assister à une procession. Les Balinais, vêtus de leurs habits de cérémonie, avancent avec élégance en portant des offrandes destinées aux temples. Je prends rapidement quelques notes et réalise plusieurs croquis sur le vif. Plus loin, ce sont des portes sculptées, des statues de pierre ou une simple offrande déposée sur le sol qui attirent mon regard. À Bali, l'art et la spiritualité semblent présents dans les moindres détails du quotidien.

Une autre double page est consacrée aux rizières. Au cours d'une promenade, je ne cherche pas à représenter un panorama unique, mais à raconter la vie qui anime ces paysages. J'y rassemble quatre petites scènes croquées sur le vif : des cabanes de paysans au bord des sentiers, une femme qui lave le linge dans les rizières, des animaux croisés au détour d'un chemin, autant d'instants simples qui donnent vie à ces paysages emblématiques de Bali.

Ces pages traduisent ce qui me plaît tant dans le carnet de voyage : prendre le temps d'observer, choisir un détail plutôt qu'un panorama, raconter une ambiance plutôt qu'une simple visite. Chaque dessin devient le souvenir d'un moment vécu et d'une rencontre avec l'île.

Jatiluwih : les rizières hors des sentiers battus

Classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, les rizières de Jatiluwih sont souvent présentées comme l'un des plus beaux paysages de Bali. Plutôt que de nous arrêter aux points de vue les plus fréquentés, notre fils nous a indiqué un petit café-restaurant, à l'écart des circuits touristiques.

De sa terrasse, la vue s'ouvrait sur les rizières en terrasses qui ondulaient à flanc de colline. Le paysage respirait le calme. C'est là que j'ai installé mon carnet pour réaliser une double page entièrement consacrée à ce paysage exceptionnel.

Dessiner sur le motif demande parfois un peu de patience... et une part d'imprévu. Alors que les premières touches d'aquarelle séchaient, le ciel s'est brusquement assombri. En quelques minutes, un violent orage tropical a éclaté, transformant les chemins en torrents de pluie.

Notre guesthouse se trouvait à plusieurs kilomètres. Pour venir, nous avions emprunté un sentier traversant la montagne et la jungle, un itinéraire magnifique mais devenu impraticable sous cette pluie.

Touché par notre situation, le patron du café nous a spontanément proposé de nous raccompagner en voiture. Grâce à sa gentillesse, nous avons pu regagner notre hébergement en toute sécurité.

Chaque fois que je regarde cette double page, je ne revois pas seulement les magnifiques rizières de Jatiluwih. Je me souviens aussi de cet orage soudain, de l'accueil chaleureux de ce café perdu dans la montagne et de cette générosité si simple qui fait aussi la richesse d'un voyage.

Une halte au bord du lac : le temple d'Ulun Danu Beratan

En quittant les rizières de Jatiluwih pour rejoindre le nord de Bali, nous faisons une halte au bord du lac Beratan. Au milieu des montagnes, le temple d'Ulun Danu Beratan semble flotter sur les eaux calmes, offrant un paysage d'une grande sérénité.

Le lieu invite à la contemplation. Les jardins sont soigneusement entretenus, les montagnes se reflètent dans l'eau. L'atmosphère est paisible, presque hors du temps.

Comme souvent, je ne cherche pas à tout dessiner. Quelques croquis suffisent à garder la mémoire du lieu : une statue gardienne, la silhouette du temple se découpant sur le lac, quelques fleurs. Ces esquisses racontent autant le lieu que le temps passé à l'observer.

Pemuteran : les couleurs du monde sous-marin

Ensuite, nous prenons la route vers le nord-ouest de Bali, jusqu'au village de Pemuteran. L'ambiance y est bien différente : ici, la montagne se jette dans la mer, et le rythme de vie semble encore plus tranquille.

Depuis la plage, nous embarquons avec des pêcheurs en direction de l'île de Menjangan, réputée pour la beauté de ses fonds marins. Au fil de la traversée, la côte de Bali s'éloigne tandis que les eaux deviennent d'un bleu profond.

Équipés d'un masque et d'un tuba, nous plongeons dans un véritable jardin sous-marin. Autour de nous évoluent des poissons aux couleurs éclatantes, jaunes, bleus, orangés ou rayés de noir. Les coraux offrent un décor d'une incroyable richesse, où chaque regard révèle une nouvelle forme ou une nouvelle couleur.

Impossible de dessiner sous l'eau ! J'ai donc pris le temps d'observer, de mémoriser les couleurs et les mouvements des poissons pour les retranscrire plus tard dans mon carnet. Les croquis et les aquarelles réalisés après cette excursion cherchent moins à reproduire chaque détail qu'à restituer l'émerveillement ressenti devant cette vie foisonnante.

Cette journée à Menjangan restera comme l'un des grands moments de notre voyage. Après les temples, les rizières et la jungle, Bali nous révélait un autre de ses trésors : un monde silencieux, coloré et fragile, caché sous la surface de la mer.

Lovina : au rythme des pêcheurs du nord de Bali

Après Pemuteran, nous poursuivons notre route vers Lovina. Notre guesthouse est située au cœur d'un village de pêcheurs, loin de l'agitation des zones touristiques. Ici, la vie s'organise autour de la mer. Dès l'aube, les bateaux à balancier partent au large tandis que les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations.

Une première page de mon carnet est consacrée à cette vie quotidienne. J'y ai dessiné la plage, les embarcations traditionnelles et quelques pêcheurs occupés à préparer leur matériel. Plus qu'un paysage, cette page raconte le lien étroit qui unit les habitants à la mer.

L'un des moments les plus marquants de notre séjour fut la sortie en bateau au lever du soleil pour observer les dauphins. Dans la lumière naissante, les embarcations glissaient sur une mer encore d’huile. Peu à peu, les premiers dauphins sont apparus, bondissant à la surface avant de disparaître dans les reflets dorés du matin. Un spectacle à la fois simple et magique.

Nous avons également profité des richesses naturelles de la région. Les sources chaudes, nichées dans une végétation tropicale abondante, offrent un moment de détente bienvenu. J'ai consacré une page à ce lieu où l'eau, la pierre et les plantes composent un décor harmonieux propice au repos.

Une autre page de mon carnet évoque la visite du temple bouddhiste. Entouré de jardins et de collines verdoyantes, ce lieu de recueillement contraste avec les temples hindous rencontrés jusque-là. Les statues, les escaliers, les détails architecturaux et l'atmosphère sereine du site m'ont inspiré plusieurs croquis et aquarelles.

Munduk : entre montagnes, brume et cascades

En quittant Lovina, nous reprenons la route vers les montagnes de Munduk. Le paysage change une nouvelle fois. Les températures deviennent plus fraîches, les routes serpentent entre les collines et les nuages s'accrochent aux sommets. Nous retrouvons un Bali plus sauvage, où la nature occupe toute la place.

Depuis le balcon de notre chambre, le spectacle est permanent.Le matin le ciel est bleu puis au fil des heures les montagnes apparaissent puis disparaissent dans la brume, l’orage éclate souvent vers 15h.Fascinée par cette atmosphère changeante, j'ai consacré une double page à cette vue, cherchant à restituer la douceur des verts, les jeux de lumière et les voiles de brume qui enveloppaient le paysage.

Les jours suivants, nous partons explorer les sentiers de randonnée qui traversent les plantations, les rizières et la forêt tropicale. Au fil de nos promenades, nous découvrons des cascades cachées, des points de vue spectaculaires et une végétation d'une incroyable richesse.

Plutôt que de réaliser une grande aquarelle, j'ai choisi de remplir une page de petits croquis racontant cette journée : mon fils admirant une cascade, les rizières en terrasses, quelques détails de la végétation et les paysages rencontrés en chemin. Ces dessins, réalisés rapidement, sont comme les notes d'un carnet de bord. Ensemble, ils racontent mieux la randonnée qu'une seule image.

À Munduk, ce ne sont pas seulement les paysages qui m'ont marquée, mais aussi l'atmosphère. La brume, le silence, le chant des oiseaux et la fraîcheur qui contraste avec le climat côtier.

Au bord du lac Tamblingan : un lieu hors du temps

Pendant notre séjour à Munduk, nous avons découvert un lieu beaucoup plus discret que les grands sites touristiques de Bali. Au bord du lac Tamblingan, un petit temple se niche dans un écrin de verdure, à la lisière d'une forêt sacrée.

Le dimanche, les familles balinaises viennent y prier et se recueillir. L'atmosphère y est paisible, presque silencieuse. Ici, il n'y a ni foule ni agitation, seulement, le calme du lac et les silhouettes des pêcheurs.

J'ai pris le temps d'observer les lieux avant de sortir mon carnet. Quelques croquis, des détails d'architecture, les reflets du temple sur l'eau ont trouvé leur place sur une page, accompagnés de plusieurs photographies qui prolongent le souvenir de cette halte.

J'aime particulièrement ces pages du carnet, car elles racontent un Bali plus intime. Elles témoignent de ces endroits que l'on découvre presque par hasard, loin des itinéraires les plus connus, où la nature et la spiritualité semblent ne faire qu'un.

Le mont Batur : un lever de soleil qui se mérite

Parmi les expériences que je souhaitais vivre à Bali, il y en avait une qui me faisait autant rêver qu'elle m'inquiétait : l'ascension du mont Batur pour assister au lever du soleil.

En pleine nuit, accompagnés d'un guide, nous commençons la montée à la lueur des lampes frontales. Le sentier grimpe sans relâche sur les pentes du volcan. Pour moi, l'effort est important. Je sais que je ne marche plus aussi facilement qu'autrefois et chaque pas demande de la volonté. Heureusement, notre guide adapte son rythme et parfois me hisse jusqu’au sommet.

Peu à peu, l'obscurité laisse place aux premières lueurs de l'aube. Arrivés au sommet, la fatigue s'efface devant le spectacle. Le soleil apparaît lentement derrière les montagnes, baignant le paysage d'une lumière dorée. Le mont Abang se dessine à l'horizon sortant peu à peu de la mer de nuage qui recouvre la vallée et toute l'île semble s'éveiller dans un silence presque irréel.

Je n'ai évidemment pas sorti mes pinceaux au sommet. J'ai préféré profiter pleinement de cet instant, le graver dans ma mémoire et le photographier. De retour au calme, j'ai consacré une page à cette aventure : quelques croquis racontent la montée de nuit, les silhouettes des marcheurs, le lever du soleil, mais aussi les paysages volcaniques découverts ensuite, avec leurs immenses étendues de lave noire et de sable noir, témoins des anciennes éruptions.

Cette ascension restera l'un des moments les plus forts de mon voyage.

« En regardant aujourd'hui cette page de mon carnet, je revois moins la difficulté de la montée que l'émotion ressentie lorsque le soleil a embrasé le sommet du volcan. »

En route vers Amed : les palais d'eau de l'est de Bali

Après les paysages volcaniques du mont Batur, nous prenons la route vers la côte est de Bali. Comme souvent au cours de ce voyage, le trajet réserve de belles découvertes.

Nous faisons une première halte dans un ancien palais royal, où jardins, pavillons et bassins se succèdent dans un cadre paisible. Puis nous poursuivons jusqu'à un autre palais d'eau, célèbre pour ses pièces d'eau bordées de statues de pierre, ses fontaines et ses allées qui semblent flotter à la surface des bassins.

Ces lieux invitent autant à la promenade qu'à l'observation. Les reflets dans l'eau, les sculptures finement ciselées, les escaliers de pierre et la végétation tropicale composent un décor d'une grande élégance.

J'ai consacré une page de mon carnet à ces deux visites. Plutôt que de représenter l'ensemble des palais, j'ai choisi de croquer quelques détails qui m'ont particulièrement touchée : une statue couverte de mousse, les jeux de reflets dans les bassins, les silhouettes des pavillons et l'atmosphère paisible qui règne dans ces jardins.

Cette page marque une transition entre les paysages sauvages de l'intérieur de l'île et les rivages d'Amed, où une nouvelle étape de notre voyage nous attend.

Amed : entre volcans et fonds marins

Notre voyage se poursuit à Amed, sur la côte est de Bali, où nous passons quatre jours. Niché entre les pentes du mont Agung et la mer de Bali, ce village de pêcheurs offre un cadre paisible, loin de l'agitation des grandes stations balnéaires.

Chaque matin, les embarcations traditionnelles quittent la plage pour rejoindre les meilleurs sites de snorkeling. Nous embarquons avec les pêcheurs, qui connaissent parfaitement les récifs et les courants. Au fil des sorties, nous découvrons un monde sous-marin d'une incroyable richesse : des coraux aux formes étonnantes, des poissons tropicaux aux couleurs éclatantes et une eau d'une grande transparence.

Comme à Menjangan, je ne peux pas dessiner sous l'eau. Je prends donc le temps d'observer, de mémoriser les couleurs, les formes et les mouvements. Une fois de retour à terre, ces souvenirs prennent vie dans mon carnet, où l'aquarelle restitue davantage une émotion qu'une reproduction fidèle.

Amed est aussi un lieu où il fait bon ralentir. Entre deux excursions en mer, nous profitons de la plage, observons les pêcheurs préparer leurs bateaux et admirons, lorsque le ciel est dégagé, la silhouette majestueuse du mont Agung qui domine toute la région.

Ces quelques jours passés à Amed ont été une parenthèse de calme et d'émerveillement. Ils m'ont rappelé que le carnet de voyage se nourrit autant des grands paysages que des instants plus simples : une sortie en bateau au lever du jour, une conversation avec un pêcheur ou la contemplation silencieuse des fonds marins.

Sedimen, au pied du mont Agung

Après Amed, nous faisons route vers Sidemen, village niché au creux des montagnes, au pied du volcan Agung, le plus haut sommet de Bali.Nous étions venus voir des rizières mais elles ont été remplacées par des cultures variées: piments,aubergines,concombres,épinards,poivrons, haricots, cocotiers, cultures maraîchères diverses.Nous avons fait de belles promenades malgré tout et aussi profité des artisans installés un peu partout dans le village, notamment les bijoutiers qui fondent l’argent pour en faire de magnifiques bagues.

Lors d’une de ces promenades nous avons fait une rencontre improbable: un joueur de flûte et de gamelang au bord du chemin avec qui nous avons pu discuter et partager une noix de coco.

Ensuite nous sommes redescendus sur la côte est jusqu’à Sanur, port d’embarcation pour les îles Nusa.

Une belle plage de sable borde cette grande ville portuaire, bordée de restaurants divers où l’on peut manger du poisson et des fruits de mer frais et grillés sur place.

la plage à Sanur

Les îles Nusa

De Sanur nous embarquons pour l’île de Nusa Lembongan. Nous y admirons un magnifique coucher de soleil sur la longue plage de sable blanc qui borde le côté ouest de L’île. Nous nous promenons en canoë dans la mangrove et partons en scooter et vélo explorer l’île voisine de Nusa Cenigan. Nous y accédons en traversant le “pont jaune” posé sur un magnifique lagon aux eaux turquoises, où travaillent des ramasseurs d’algues.

croquis en cours de la plage et la mangrove à nusa Lembogan

Mangrove Nusa Lembongan

racines de palétuviers dans l’eau de la mangrove à Nusa Lembongan

le pont jaune à Nusa Cenigan, bali.

ramasseur d’algue, blue lagon, Nusa Cenigan,bali.

A Nusa Cenigan on se croirait en Bretagne tant la mer se déchaîne sur les falaises.Le vert, le bleu et le blanc de l’écume offrent une palette de couleurs saisissante.

Après Nusa Lembongan et Nusa Cenigan nous embarquons depuis le pont jaune pour l’île de Nusa Pénida. Là nous logeons dans une guesthouse en surplomb de l’océan, avec à l’horizon la vue sur Bali et le mont Agung quand il veut bien sortir des nuages.

vue sur le mont Aggung depuis notre terrasse à Nusa Pénida,Bali

mon interprétation en aquarelle de la vue de notre terrasse à nusa pénida

Nusa Pénida, l’île sauvage, c’est quelques spots ultra touristiques où les gens viennent en bateau depuis Bali pour faire des photos. Nous y sommes allés en taxi, par des routes tortueuses et souvent non goudronnées. Une grande aventure, surtout pour le chauffeur très expérimenté. Voici quelques croquis réalisés à mon retour d’après les photos prises sur place. En effet, les sites les plus célèbres de Nusa Penida attirent de nombreux visiteurs. Plutôt que de sortir mon matériel au milieu de la foule, j'ai préféré prendre le temps d'observer ces paysages spectaculaires et les photographier. Le soir, au calme, je les ai retrouvés dans mon carnet, en laissant une place aux souvenirs et aux émotions plutôt qu'à une reproduction fidèle.

Bali, le retour…

Et puis comme tout a une fin il nous faut bien regagner Bali quelques jours avant de reprendre l’avion, de peur de rester bloqués sur l’île.( Cela arrive parfois en cas de mauvais temps). Nous passons les derniers jours près d’Uluwatu où nous visitons le temple magnifique qui domine la mer. C’est le temps des au revoir. Un dernier adieu aux surfers sur la plage! Un adieu à notre fils qui part pour d’autres aventures vers Sulawesi. Le dernier spectacle de danses et chants près du temple et les singes qui nous regardent.

temple et spectacle à uluwatu, bali

singes à Uluwatu, Bali

coucher de soleil sur le temple à Uluwatu, bali

Voici le lien vers ma campagne ulule de prévente afin de soutenir l’édition de mon carnet de voyage à Bali imprimé: